vendredi 4 février 2022

Suffit-il d’apprendre pour réussir ?

 

Voilà un terme qui revient souvent dans le domaine de l’éducation. « Il faut apprendre » ou encore « va apprendre tes leçons ». Cela peut motiver d’une certaine manière, mais découvrons dans cet article si d’une manière pratique cette expression est vérifiée.

L’apprentissage ne se limite pas à plonger ses yeux dans un livre ou réaliser un travail scolaire, certaines expériences aussi sont source d’apprentissage. Nous allons définir dans cet article quelques exemples : un environnement familial adéquat, un environnement scolaire conforme, les objectifs bâtis autour d’une motivation bien fondée, la découverte de nouvelles expériences, l’obtention de la liberté d’amusement.

1) Un environnement familial adéquat : le cercle familial constitue le noyau de la réussite scolaire, de soutien et de préparation de l’enfant à affronter les réalités scolaires. Ce n’est pas aux éducateurs et aux enseignants de tout faire à la place des parents. Les éducateurs donnent l’instruction, mais le grand travail reste dans le cercle familial. Il est important de faire de preuve de lucidité en déterminant les principales causes d’une irrégularité dans la pratique des cours et exercices.

2) un environnement scolaire conforme : l’enfant ou l’apprenant doit se sentir à l’aise dans l’endroit où il étudie, des recherches ont montré que lorsqu’un enfant choisit lui-même son établissement en accord avec les parents ou tuteurs, il s’investit beaucoup. Une bonne ambiance scolaire entraîne une bonne motivation et une bonne motivation entraîne des efforts conséquents conduisant à la réussite.

3) Les objectifs bâtis autour d’une motivation bien fondée : les objectifs et motivations n’appartiennent pas seulement aux adultes. Les enfants aussi ont le droit de se fixer des objectifs : carrière de passion, amour de certaines matières en rapport avec le vécu quotidien, intérêts visés dans l’avenir.

4) La découverte de nouvelles expériences : les camardes, les enseignants, le milieu de vie permettent à l’apprenant d’avoir une vision de son environnement scolaire et de rentrer en symbiose avec l’environnement de son lie d’habitation.



5) L’obtention de liberté d’amusement : Ce n’est pas la peine de tout le temps lui priver de certaines libertés pensant être rigoureux pour son bien futur, il est vrai que quelquefois  ça peut marcher, mais il serait mieux de trouver un accord ou un terrain d’entente permettant à l’apprenant de s’exprimer.

Suffit-il d’apprendre pour réussir ? L’apprentissage mène vers la réussite, mais le simple geste d’apprendre ne suffit pas. D’autres paramètres cachés ont aussi leur place dans le processus.

mardi 1 février 2022

La pauvreté peut –elle être source d’échec scolaire ?

 

L’échec scolaire est une épreuve très difficile pour l’apprenant. C’est quelque chose que personne ne souhaite mais qui peut aussi se préparer sans qu’on ne le sache. Parmi les facteurs sournois identifiés comme causes de l’échec peut-on aussi citer la pauvreté ? Notons que la pauvreté se définie comme l’état d’une personne qui manque de moyens matériels, d’argent, voire l’insuffisance des ressources. Il est même à noter que dans certaines parties du monde, la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Analysons donc quelques aspects de la pauvreté qui peuvent avoir une incidence sur la scolarité d’un apprenant : le manque de moyens matériels ; le manque d’argent ; l’insuffisance des ressources ; une atmosphère défavorable ; l’attitude adoptée.

1) Le manque de moyens matériels : lorsqu’on est limité financièrement, il peut y arriver qu’on passe à côté de certaines choses essentielles. Le matériel est très important dans le déroulement du processus d’apprentissage de tout individu, ainsi l’utilisation d’un certain type de matériel peut affiner la compréhension ou le processus de déroulement d’une matière suivie. Ne pas avoir les moyens pour s’offrir certains outils de travail peut créer d’autres conséquences à savoir : des punitions, un sentiment d’infériorité par rapport aux autres, le manque de confiance en soi et en son institution.

2) Le manque d’argent : L’argent permet de résoudre plusieurs problèmes d’ordre matériels, et donc lorsqu’on manque d’argent il peut arriver qu’on mette beaucoup de temps pour le chercher, qu’on fasse des travaux difficiles, ou encore avoir toujours recours aux aides des autres pour pouvoir avancer ou évoluer. Ces faits de société entraînent d’autres problèmes. Par exemple mettre beaucoup de temps à chercher de l’argent signifie peut-être qu’on n’en aura pas assez pour étudier (nous ne condamnons pas les travaux de maison ou d’aide des enfants aux parents). Les travaux difficiles (qui dépassent sa capacité ou son niveau) peuvent amener certains à penser qu’ils n’arriveront jamais à réussir du côté des études. La troisième conséquence qui est le recours aux aides crée un sentiment de manque de confiance.

3) L’insuffisance des ressources :



ici nous parlons des ressources scolaires. L’apprenant qui manque de ressources n’aura pas les moyens d’utiliser les livres qui peuvent affiner sa compréhension du cours, pas de moyens d’avoir un enseignant de domicile, pas de moyens de s’épanouir devant ses camarades car manquant du peu que les autres possèdent.

4) Une atmosphère défavorable : L’environnement dans lequel vit un individu dépourvu de moyens ne lui donne pas un espoir de réussite et d’encouragement. S’il ne fait pas attention, il verra dans son quartier des individus qui n’ont pas réussi ; cela peut agir sur sa mentalité. Il n’aura pas la possibilité de connaître des modèles de réussite qui l’encourageront dans la réalisation de certaines tâches, sauf s’il a recours aux médias ; mais pour avoir accès à  ces médias il faut avoir les moyens nécessaires.

5) L’attitude adoptée : Les parents qui n’ont pas souvent assez de moyens ne sont pas doux envers leurs enfants. Dans certains quartiers précaires on entend des insultes, des menaces, des punitions, le manque de considération (l’enfant n’a pas le droit à la parole), à la maison il subit tout et s’il ne fait pas attention c’est ainsi qu’il sera victime des épreuves d’école et de vie.

Tous ces aspects que nous venons de citer ne sont pas à négliger lorsqu’un enfant a des problèmes d’insertion scolaire, de compréhension, de maitrise de certaines matières et d’exploration de ses compétences. Souvent lorsqu’on se retrouve face à un échec scolaire on traite l’apprenant concerné de « non intelligent ». La pauvreté est un facteur qui se situe probablement dans les sources lointaines.

mercredi 26 janvier 2022

Les notes ne définissent pas votre personnalité

 

Dans le système éducatif, la valeur d’un travail ou d’une activité est sanctionnée par une note ou encore une observation. Cette observation est souvent considérée comme un signe d’alerte venant de l’enseignant ou de l’éducateur en vue de faire comprendre à l’apprenant sa position actuelle par rapport à une matière sur une période donnée. Cela peut à certains moments décourager surtout lorsque ces observations deviennent répétitives. Nous allons nous concentrer dans cet article sur les différentes observations souvent utilisées et les solutions qu’on peut avoir face à chaque situation.

1) Nul : les réformes de l’éducation se sont beaucoup penchées sur cette expression qui dévalorise les apprenants. Aucun travail qui vaut la peine d’être essayé ne peut être nul. Cela crée une démotivation totale, du stress scolaire, un sentiment de décrochage et un manque de considération de l’enseignant envers son apprenant, du parent et même des camarades. Certains peuvent considérer le mauvais résultat d’un domaine comme résultat général et cela constitue un piège dans  la fixation des objectifs.

 

2) Faible ou médiocre : Cette expression veut dire que le travail n’a pas été à la hauteur mais quand même peut l’être dans une certaine situation où des efforts rigoureux peuvent être fournis. De toutes les façons être faible dans une matière ne signifie pas qu’on l’est dans d’autres.

3) Insuffisant : lorsque ce terme est utilisé comme observation, l’apprenant doit prendre cela comme une stimulation, cela doit plutôt l’inciter à fournir de vigoureux efforts dans la mesure où il a déjà un certain niveau, seulement qu’il doit compléter ce niveau par plus d’efforts, de recherches ou de concentration.

4) Passable ou peux mieux faire : cela signifie que l’apprenant pouvait encore mieux faire que cela. Peut-être suite à une situation irrégulière, l’absentéisme ou encore d’autres facteurs externes qui peuvent être corrigés.

5) Assez-bien : A partir de cette observation, tout le monde aimerait tirer son épingle du jeu, on ressent quand même un sentiment de satisfaction. On est entrain de se rapprocher des meilleurs et cela peut être possible de devenir meilleur si on le souhaite vraiment.

6) Bien : cela signifie que  le travail est bien fait, le message a été bien transmis et tout ce qu’on attendait de l’apprenant a été fait correctement suivant les règles qu’il faut. On peut penser a ce niveau qu’on commence par maitriser la matière et que des efforts doivent encore être définis pour maintenir le cap.

7) Très bien : A ce niveau, l’apprenant a vraiment donné le meilleur de lui-même, il a suivi toutes les instructions et a démontré sa capacité de compréhension, il se révèle un exemple à suivre en vue d’orienter si possible les autres. A ce niveau, l’apprenant doit chercher à bénéficier de nouveau de cette appréciation si même possible dans d’autres matières.

8) Excellent : c’est le top, vous avez prouvé votre excellence en la matière ; pas par rapport aux autres mais une excellence de votre personnalité ou de votre dur labeur.   Vous pouvez vous considérer comme un leader qui doit toujours maintenir le cap.

Chaque observation a une signification, il faut attribuer les observations aux matières, comprendre que c’est possible de relever le défi et non attribuer les notes ou observation a sa propre personne en affirmant qu’on est meilleur que tout le monde ou que les autres sont meilleurs que nous.

lundi 24 janvier 2022

Les graines de l'échec scolaire (partie 2)

Dans notre article précédent nous avons identifié des facteurs qui caractérisent les réactions des différents maillons de l'éducation en fonction des actions qui se déroulent sur place ou des effets de l'environnement, du résultat, des aspects moraux et de la société. Dans cette partie il est question de trouver des solutions par rapport aux problèmes posés afin d'apporter quelque chose de concret à notre société actuelle. Nous allons donc revenir un a un sur les éléments évoqués précédemment:

1) Le retour sur investissement des parents: il est à  noter que nous avons plusieurs types d'investissement: assistance ou accompagnement, financier, physique, émotionnel. Malheureusement beaucoup de parents se concentrent sur l'investissement physique en début de rentrée et financier dans la suite du processus pensant peut être que le concerné est aussi grand pour se prendre en charge lui-même ou encore les enseignants auront l'occasion de se charger du reste. Du coup le côté surtout financier est plus apprécié étant considéré comme le vecteur de réussite de l'apprenant. Il peut même arriver que le parent oublie l'aspect physique, émotionnel et d'accompagnement.

2) Le retour sur investissement de l'enfant: L'enfant cherche uniquement à faire plaisir au parent via le résultat qu'il présentera et non en rapport avec le processus qui entraîne le résultat parce qu'il a une peur de redevance vu les investissements et quelquefois menaces venant des parents. C'est d'ailleurs pourquoi certains enfants ont recours a la tricherie pour s'en sortir. Il est donc important que l'enfant analyse son processus d'apprentissage accompagné de suivi et de motivations.

3) La réputation des enseignants et de l'école: il est vrai que c'est les résultats des apprenants qui propulsent l'école vers une très grande réputation, mais trop se concentrer sur sa réputation fait négliger beaucoup de détails jusqu'au point ou les enseignants ont souvent les yeux sur les meilleurs parce qu'avec eux le travail est plus facile, ils assimilent vite.

4)  Des efforts inutiles de tous les côtés: il est grand temps que tous les maillons de l'éducation apprennent qu'aucun effort n'est inutile, chaque effort peut être capitalisé, même un échec peut servir de leçon et favorise la prise d'initiative. C'est vrai que la réussite des examens peut conduire a la réussite de la vie en général, mais dans la vie on est aussi en mesure d'avoir une deuxième chance et mieux faire les choses pour aller de l'avant.

5) Le sentiment d'échec dans la société: l'échec d'un examen n'est pas l'échec de la vie, c'est vrai que cela crée un sentiment de surpassement mais il est important d'utiliser les vacances pour se fixer d'autres objectifs. Ce n'est pas parce qu'on a connu un échec qu'on est bon à
rien. Que l'échec scolaire ne soit pas source d'échec de la vie mais levier de réussite dans d'autres formes de réussite aussi.

Comment utiliser le leadership depuis sa jeunesse

  Le leadership se prépare comme tout succès et il prend surtout racine dans la jeunesse. Nous allons dans cet article montrer à travers p...